31.3.08

FLASHBALLS CONTRE DES LYCÉENS À GAGNY

Des élèves qui organisaient un blocus pacifique de leur lycée à Gagny, samedi, se sont fait violemment charger par une brigade de sécurité départementale.
Samedi matin, entre 200 et 300 jeunes du lycée Gustave-Eiffel de Gagny (Seine-Saint-Denis) démarrent le blocus de leur établissement. La veille, ils avaient eu connaissance de la suppression des postes de professeurs prévue à la rentrée.
Dans une ambiance calme, quelques policiers du commissariat de Gagny discutent avec des professeurs. Jusqu’à l’arrivée brutale d’une vingtaine de « robocops » de la brigade de sécurité départementale, équipés de boucliers, casques, gaz lacrymogènes et flashballs. « Et là, sans aucune sommation, ils ont chargé avec une violence extrême, racontait hier Micheline Desponds, professeur de lettres au lycée. Lorsqu’avec quelques professeurs, nous avons tenté de nous interposer et de discuter, les policiers n’ont eu comme seule réponse : "On est payé pour casser la racaille." »
Affolés et surtout coincés dans l’impasse qui mène au lycée, les élèves ont finalement trouvé refuge à l’intérieur de leur établissement. « Une seule élève a été évacuée par les pompiers, c’est une chance, car les choses auraient pu vraiment mal tourner », explique Micheline Desponds. L’entrée du lycée est située au bout d’une impasse, où les policiers n’ont pas hésité à charger à trois reprises.
Micheline Desponds est formelle : les élèves étaient calmes. Aucun jeune venu de l’extérieur n’est allé provoquer les policiers, contrairement aux déclarations du maire UMP de Gagny, Michel Teulet.
Trois vidéos visibles sur le Web de l’Humanité montrent comment Marcel Peschaire, le proviseur, tente dans un premier temps d’éviter la charge de la brigade de sécurité départementale.
Une autre, filmée après les incidents, montre le proviseur entouré d’élèves déclarant micro en main : « À mes yeux, les élèves qui organisaient ce blocus ne faisaient qu’apprendre leur métier de citoyen, apprendre la démocratie. » Élèves et professeurs se réunissent ce matin.
Un appel à la grève est envisagé.
Maud Dugrand

Jean-Luc

Dans une caserne de Gendarmerie, le Capitaine croise un jeune gendarme fraîchement débarqué de l'école de Gendarmerie.- Comment vous appelez-vous, mon garçon ?
- Jean-Luc, et vous ?
Le capitaine, furieux, s'écrie :- Mon petit bonhomme, je ne sais pas d'où vous arrivez, mais sachez que jesuis le Capitaine et qu'on m'appelle " Mon CAPITAINE ".
De même, dans ma Compagnie, j'appelle les gens par leur nom de famille.
Si vous vous appelez Jean-Luc Tartempion, je vous appellerai "Tartempion", mais pas"Jean-Luc".
Me suis-je bien fait comprendre ?- Oui, mon capitaine.- Alors, c'est quoi votre nom de famille ?- "Montcherry".
- Très bien, Jean-Luc, au travail !!!

27.3.08

L'avenir de la neige de culture

Article extrait du site ci-dessous


http://www.e-monsite.com/la-moyenne-montagne/rubrique-1131084.html


L'enneigement artificiel requiert une quantité importante d'eau : en France 13millions de m3 d'eau ont été consommés en 2003/2004 pour fabriquer de la neige de culture, (soit l'equivalent de la consommation annuelle de la ville de Grenoble (170 000habitants)). De plus les canons à neige demandent beaucoup d'énergie, 25 000 KWh sont utilisés chaque année par hectare de piste. Ces investissements dans la neige de culture peuvent représenter jusqu'à 25% des investissements du domaine skiable.

La logique de rentabilité l'emporte donc sur la logique du developpement raisonné car les très lourds investissments que demandent les remontées mécaniques exigent des pistes fréquentées par des skieurs et donc des pistes enneigées. Mais pour fabriquer de la neige , il faut des températures négatives qui seront compromises si le réchauffement climatique s'accentue ; et les enneigeurs, gourmands en énergie et en eau devront fonctionner dans un contexte d'economie des ressources naturelles. La neige artificielle va donc devenir de plus en plus chère à cause du réchauffement climatique (coût de l'eau et de l'énergie).

Ce sujet fait polémique chez les écologistes , au cause de la forte consommation d'energie mais surtout de l'eau , qui se fait de plus en plus rare. C'est pourquoi les canons a neige sont devenus l'une des cibles des associations environnementales. Les canons à neige consomment deux à trois fois plus d'eau à l'hectare que le maîs, l'eau avalée chaque année par les enneigeurs représente la consommation d'une ville de 170 000 habitants. Les écologistes évoquent aussi des risques pour la santé humaine : l'ajout (dans certains cas) d'un additif destiné à accélérer la formation de gel favoriserait la prolifération de bactéries et polluerait les sols. " Au départ, l'enneigement artificiel était utilisé pour les zones à risque, en bas des stations ou aux croisements des pistes. Aujourd'hui on trouve des canons à neige à 3000 mètres d'altitude , c'est devenu le pansement ultime." affirme Alexandre Mignotte , de l'ONG transalpine Commission internationale pour la protection des Alpes.

22.3.08

LE TIBET AUX J.O. DE PEKIN

http://www.tibet.fr/static/boutique.html

QUI SONT LES "HELL'S ANGELS"?

60 ans d'existence pour ces racistes qui malheureusement existent dans 17 pays!
Lisez ci-dessous!

Source : REUTERS
Les Hell's Angels, le premier club de moto du monde fête cette semaine ses 60 ans. Mais qui sont vraiment ces célèbres bikers?
Les Hell's Angels tirent leur nom du film éponyme de 1930 produit par Howard Hugues sur deux étudiants qui s'engagent dans la Royal Air Force durant la guerre de 14-18.
A la fin de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux soldats éprouvent des difficultés à se réinsérer dans la vie civile. En mars 1948 dans la banlieue de Los Angeles, d'anciens membres d'une escadrille de l'aviation américaine décident de se réunir.
Nostalgiques de leur passé militaire, ils endossent un blouson inspiré de celui des aviateurs et enfourchent une Harley Davidson, la moto des forces armées américaines pendant la guerre. Ainsi né le Hell's Angels Motorcycle Club («Moto-club des anges de l'enfer»).
Source : SIPA
Quatre conditions sont nécessaires pour devenir un Hell's Angels: être un homme, blanc, de plus de 21 ans et posséder des notions d'anglais.
Source : AFP
Dans les années 1950, le club devient une véritable organisation qui fédère plusieurs dizaines de gangs ou «chapitres». A cette époque, «On voulait juste faire la bringue et se balader à moto», raconte dans son autobiographie Ralph «Sonny» Barger, le leader historique des Hells.
Le tournant criminel intervient en 1969. Les Rolling Stones embauchent les Hells pour assurer la sécurité lors du concert d'Altamont, en Californie. S'ensuivent des affrontements entre les Hells et les hippies jusqu'au drame. Un spectateur est poignardé par un biker après avoir pointé une arme à feu sur Mick Jagger. http://www.dailymotion.com/video/x3l0um_rolling-stones-sympathy-for-the-dev_music
Les Hells Angels sont alors virés par les Stones. Furieux, ils décident de se venger et projettent assassiner le leader du groupe. Si le projet fût finalement abandonné, il stigmatise les bikers dans la violence.
Montrés du doigt par l'opinion publique, les gangs de motards évoluent rapidement vers le crime organisé. Dans les années 70, ils sont considérés par le F.B.I. comme une véritable organisation criminelle qui vit essentiellement du trafic de drogue.
S'en suit une véritable guerre des gangs entre bandes de motards, et en particulier avec leurs rivaux de toujours, les Bandidos.
Pourtant «Sonny» Barger, 65 ans dont 13 passés en prison ironise: «Aujourd'hui, si vous voulez vivre de la drogue, mieux vaut devenir flic qu'un Hell's Angels!».
Aujourd'hui, les Hell's Angels sont présents dans plus de 17 pays.
Conception : E. Drouard
Source : AFP

UNE COPINE

- Une simple copine, quand elle vient chez toi, agit comme une invitée.

- Une véritable amie ouvre ton frigo et se sert.

- Une simple copine ne t'a jamais vu pleurer.

- Une véritable amie a les épaules trempées de tes larmes.

- Une simple copine ne connaît pas les prénoms de tes parents.

- Une véritable amie a leurs numéros de téléphone dans son carnetd'adresses.

- Une simple copine apporte une bouteille de vin à tes fêtes.

- Une véritable amie arrive tôt pour t'aider à cuisiner et reste tard pour t'aider à nettoyer.

- Une simple copine déteste quand tu appelles après qu'elle soit aller se coucher.

- Une véritable amie te demande pourquoi tu as mis tant de temps à appeler.

- Une véritable amie s'informe de ta romantique histoire d'amour.

- Une simple copine pourrait te faire du chantage avec.

- Une simple copine pense que l'amitié est finie quand vous avez une dispute.

- Une véritable amie t'appelle après une dispute.

- Une simple copine s'attend que tu sois toujours là pour elle.

- Une véritable amie est toujours là pour toi.

21.3.08

Tribune par Yves Cochet dans "LE MONDE"

A 100 dollars le baril, on change de civilisation, par Yves Cochet

LE MONDE 27.11.07 12h56

A ce prix, le pétrole brut n'est pas cher, de même que le litre de super à 1,50 euro. Le cours du baril sur le marché new-yorkais retrouve aujourd'hui la cote qu'il avait atteinte en 1980, tandis que l'achat d'un litre d'essence nécessite deux fois moins d'heures de smic qu'il y a vingt-sept ans. Ces niveaux nous paraissent élevés car nous nous sommes habitués à des prix extrêmement bas entretenus par les multinationales du pétrole, puis par l'OPEP. Cette époque est révolue.
Désormais, les prix du pétrole - et ceux de toutes les énergies - seront toujours à la hausse pour trois raisons principales d'origine géologique, économique et géopolitique :

1. - Le maximum mondial de production de liquide hydrocarboné est atteint. Depuis le début de l'extraction industrielle du pétrole, la moitié des réserves originelles a été consommée. Le pétrole restant à extraire réclamant beaucoup plus d'investissement pour une qualité moindre, les prix augmenteront tandis que la production diminuera. Nous entrons aujourd'hui dans l'ère de la décroissance géologique de la production mondiale de pétrole ;

2. - La demande est structurellement supérieure à l'offre. Tout le monde veut du pétrole, source d'énergie essentielle au mode de développement industriel. Nous ne pouvons pas vivre sans, nous sommes drogués au pétrole. Cela rendra le choc pétrolier actuel plus durable que les chocs
d'origine politique des années 1970 ;

3. - Le pétrole c'est la guerre. Là où il y a du pétrole, une élite dirigeante vit de sa rente - souvent aux dépens de la population - et ces pays sont visés par le comportement prédateur des grands consommateurs comme les Etats-Unis, l'Union européenne et la Chine. La guerre d'Irak est un exemple de cette pétrovoracité industrielle, comme l'a récemment avoué Alan Greenspan.

Les autres raisons sont marginales. Un cyclone tropical dans le golfe du Mexique, une grève au Nigeria, une spéculation sur le marché des matières premières... tout cela arrive parfois et pousse à la hausse.
Mais ces épisodes passés, le cours du baril ne redescend pas. Les optimistes ne peuvent pas expliquer pourquoi le baril cotait 20 dollars en 2002 et 100 aujourd'hui.

Le modèle du monde qui habite le cerveau de l'Occidental moyen est que le marché, la technologie et l'inventivité humaine parviendront à résoudre les problèmes qu'affronte l'humanité, notamment la fin des énergies fossiles à bon marché et le changement climatique. Quel aveuglement ! Si nous voulons conserver les valeurs cardinales de notre civilisation que sont la paix, la solidarité et la démocratie, nous n'avons pas d'autre choix que celui de la décroissance rapide de l'empreinte écologique des sociétés industrielles, en particulier la décroissance de notre consommation d'énergies fossiles. Contre l'évidence des limites géophysiques, les rêves des théologiens de la croissance continuent, même après le Grenelle de l'environnement.

Un premier rêve séduit les esprits productivistes : investir plus dans l'exploration permettra de découvrir et d'extraire plus de pétrole.
Hélas !, après plus d'un siècle d'exploration géologique, les ressources sont à peu près toutes connues. Depuis plus de quarante ans, le volume des découvertes annuelles diminue. Aucun investissement, aucune technologie ne créera du pétrole qui n'existe pas.

Un second rêve imagine que les progrès technologiques peuvent augmenter le taux de récupération des champs de pétrole (c'est-à-dire le pourcentage des réserves originelles par rapport au volume total en place). Ce taux est aujourd'hui de 35 %, en moyenne. /"Un gain de 1 % de taux de récupération équivaut à deux ans et demi de consommation mondiale !Notre ambition est de le porter en moyenne à 50 %"/, affirme Andrew Gould, le PDG de Schlumberger. Mais le taux de récupération dépend essentiellement de la géologie du réservoir. Il peut varier de 3 % pour un réservoir compact fracturé à 85 % pour un réservoir poreux et
perméable. Aucune technologie ne peut transformer un réservoir compact en un réservoir poreux.

D'autres rêves persistent dans l'imaginaire des croyants en la prodigalité éternelle de la nature : la technologie contribuerait à la croissance des réserves ; elle montrerait que nous avons encore 40 ans de réserves pour le pétrole, 60 ans pour le gaz, et 250 pour le charbon; elle diminuerait les coûts d'extraction du brut. La réalité est tout autre quand on prend le temps d'examiner longuement les statistiques comme le font les experts de l'ASPO (Association for the Study of Peak Oil). Ce qui compte, en effet, n'est pas le nombre d'années de réserves, c'est le moment où l'extraction atteindra un pic, puis déclinera inéluctablement. Pour le pétrole, nous y sommes.

Un dernier rêve s'exprime comme une évidence de bon sens matinée de credo scientiste : la technoscience trouvera des énergies de substitution lorsque la production de pétrole déclinera. Or existe-t-il une énergie aussi concentrée, aussi bon marché, aussi transportable, aussi répandue, aussi facile et universelle d'usage que le pétrole ? Aucune. Les avions ne décollent pas avec de l'uranium ou de l'éolien. Ni avec des agrocarburants (éthanol, diester), dont l'engouement actuel est dû au lobby betteravier et céréalier, au mépris de tout bilan écologique
et énergétique.

Le pétrole est un ensemble de molécules merveilleuses qui ont permis la fabrication et la diffusion de milliers d'objets et de services dans notre vie quotidienne (véhicules, aliments, médicaments, plastiques, textiles...) et c'est aussi une matière puante et polluante dont il faut nous sevrer rapidement sous peine de chaos écologique, économique et social.

La seule politique susceptible d'éviter cette catastrophe est celle de la sobriété, c'est-à-dire la décroissance franche et régulière de la consommation de pétrole dans les pays de l'OCDE. Cette politique n'est pas une adaptation légère due à un souci technique passager, c'est un changement de civilisation dû à la fin du monde tel que nous le connaissons.

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*Yves Cochet* est député Vert de Paris, ancien ministre.
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15.3.08

Anne Roumanoff se lache...

...et c'est trop bon !

Respecter la République

Dixit le président de la ligue des droits de l'homme :

Nicolas Sarkozy, élu il y a moins de dix mois, « veille au respect de la Constitution » et « assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ». Comment lire aujourd’hui l’article 5 de la Constitution sans ressentir une impression de totale irréalité ?
Qui aurait pu imaginer la déliquescence dans lequel une « hyperprésidence » frénétique a plongé la République, ses valeurs et ses institutions ? Qui aurait pu prendre la mesure d’un « coup d’éclat permanent » dont les dégâts constitutionnels sont chaque jour moins collatéraux ?
Même le feuilleton « vie privée, vie publique », alternant amour et détestation des médias, témoigne d’une incapacité à situer la responsabilité présidentielle. Lorsqu’il met en avant un souci juvénile d’être « vrai », de supprimer toute distance entre l’homme privé et le personnage public, le plus grave n’est pas que Nicolas Sarkozy publicise la vie privée mais qu’il privatise la vie publique.
Dès les premières heures, là où était promise une retraite monacale, on vit comme sorti d’un roman de Balzac un tourbillon de Fouquet’s, de jets privés et de yachts, étalant la réussite d’une aventure personnelle. Et l’entourage de s’étonner : « et alors ? il a bien le droit, comme tout le monde, d’être heureux… » Ce « comme tout le monde », financièrement sidérant, désignait surtout l’homme privé jouissant de ses bonnes fortunes sans s’arrêter à la fonction qu’il exerçait.
« Jouir sans entraves », proclamait ce Mai 68 que le candidat Sarkozy disait exécrer. Et pourtant celui qui s’est dit « enfant de la télé » se révèle surtout enfant de l’individualisme, auquel institutions et contraintes du lien social sont insupportables une fois atteinte la plus haute marche du podium. Ni la politesse qu’il voulait faire enseigner aux « voyous » ni la conscience de la dignité de sa charge ne le retiennent d’écarts de langage répétés et affligeants. Et les voyages mêlant intimité et action diplomatique attestent, non des erreurs de communication, mais la régression à une époque où la distinction entre gouvernants et favoris n’avait pas encore de sens : le post-moderne rejoint l’archaïsme de l’Etat patrimonial.
Comme dans une PME dont le patron gère à sa guise les cadres de tous niveaux, les ministres peuvent être notés par des « chasseurs de têtes », le Premier Ministre traité de simple « collaborateur », de hauts magistrats raillés comme « petits pois dans un bocal » dépassés par la modernité, les parlementaires de la majorité « recadrés » tels des élèves indociles. Evoquer la séparation des pouvoirs ferait rire l’Elysée : dès septembre 2007 la Garde des Sceaux invitait les magistrats du parquet à requérir non plus l’application de la loi mais celle de la politique pour laquelle ont voté 53% des Français.
Même l’Ancien Régime distinguait les « deux corps du Roi », dont l’idée de représentation est la sublimation démocratique. Foin de ces complications : l’hyperprésident n’a qu’un « corps », mi-privé mi-public, sa volonté valant volonté générale jusqu’à la fin de son mandat. Son ex-épouse pouvait donc représenter la France en Libye sans avoir le moindre compte à rendre à la représentation parlementaire… avant son divorce. Et c’est aussi pourquoi les convictions religieuses personnelles contaminent les discours officiels : Nicolas Sarkozy se veut fidèle à ce qu’il est en proclamant sa foi post-moderne. L’idée qu’étant Président de la République il aurait à exprimer autre chose que ses préférences individuelles, qu’il ne parlerait pas en son seul nom, lui est étrangère ; du moins n’emporte-t-elle aucune conséquence sérieuse dans son comportement d’élu.
Ce n’est donc pas seulement de laïcité qu’il s’agit, même si la « révolution conservatrice » implique qu’une « religion civile » enrobe la compétition dérégulée entre les individus. C’est tout simplement la représentation politique qui est ignorée par le premier de nos représentants.
Un nouveau cap vient d’être franchi. Le « monarque élu », rompant cette fois avec les principes constitutionnels du droit pénal, ordonna que soit présenté un projet de loi prévoyant l’enfermement à vie, et rétroactif, à titre non plus punitif mais préventif. Le Conseil d’Etat ayant réfréné les envies présidentielles de rétroactivité, on trouva quelques parlementaires complaisants pour rétablir la volonté du prince. Mais comme le Conseil constitutionnel, pourtant peu avare en approximations compréhensives, prétendit lui aussi maintenir l’interdiction de la rétroactivité posée dès 1789, l’« hyperprésident » a chargé le plus haut magistrat de contourner la censure partielle de « sa » loi.
Le Président de la République ignore-t-il qu’« une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application » et que « les décisions du Conseil constitutionnel […] s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles » ? Aurait-il pris le Premier Président de la Cour de Cassation pour un autre de ses « collaborateurs » subordonnés ? Le refus du haut magistrat rassure sur le compte du destinataire, mais pas sur celui de l’expéditeur.
Car le dogme élyséen est que rien ne doit s’opposer à l’accomplissement des volontés de l’oint du suffrage universel. Etat de droit, séparation des pouvoirs : ces grands mots, sentant le « droitsdel’hommiste », sont renvoyés au magasin des accessoires d’avant la « rupture ». Et invoquer les droits de tout justiciable autre qu’une « victime » vous range tout simplement dans « le camp des assassins ».
Chacun sent bien, moins d’un an après le début du quinquennat, que le crédit de la représentation politique ne sort pas grandi de la pratique présidentielle. Au-delà même des affrontements partisans, c’est le respect des règles, des valeurs et des principes démocratiques que compromettent ces égarements.
Nul ne peut désormais échapper à cette interrogation fondamentale : quand et comment retrouverons-nous, représenté au plus haut niveau de l’Etat, le sens commun du respect de la République ?
Jean-Pierre Dubois
Président de la Ligue des droits de l’Homme

Le Chauffage

Gros coup de gueule d'un responsable EDF concernant le 20h de mercredi soir Vous l'avez peut être vu, hier soir au 20h sur TF1, un illuminé nous a donné une leçon sur les économie d'énergie. En cette période de grand froid, c'était plutôt bien placé, et ça changeait un peu du réchauffé sur le raz-de-marée de 2004, les attentats en Irak, le procès de la pédophilie, les accidents de la route et autres images noires qu'on nous passe à la pelle tous les soirs. Mais notre illuminé, il nous a pris pour des idiots, il nous a expliqué qu'en coupant toutes les veilleuses de nos appareils électriques, on pouvait économiser 15% de notre consommation. Il a raison, faut couper les veilleuses, mais il nous prend pour des cons, car c'est 2 à 3% d'économie qui sont envisageables, sauf si on possède 10 télévisions, 15 chaînes hi-fi et 20 magnétoscopes… Ensuite notre illuminé nous a expliqué qu'en mettant des lampes à économie d'énergie, on pouvait économiser 30 à 35% d'énergie. Il a raison, faut mettre des lampes à économie d'énergie, mais encore une fois faut pas nous prendre pour des cons, car c'est 4 à 5 % que l'on peut économiser, sauf si la maison est équipée comme celle de l'arrière-grand-père, c'est à dire juste des lampes et pas de frigo, micro onde, lave linge, lave vaisselle, sèche-linge et j'en passe, car si il y a tout ces appareils la, l'éclairage il ne pèse pas lourd dans la consommation.Pour couronner le tout, une brillante journaliste de TF1 a pris le relais et a fait le total des économies que l'on peut faire, pour une fois elle comptait autre chose que des morts, des enfants violés ou des voitures brûlées. 15 % sur les veilleuses + 35% sur les lampes ça fait 50% d”économie d'énergie . Elle l'a pas dit, mais on a deviné que demain on va pouvoir arrêter la moitié des centrales électriques. C'est trop con, pourquoi est ce qu'on nous a pas expliqué tout ça avant ! Pour continuer dans la connerie, la TF1 girls nous a ensuite dit que pour les 50% restant, on pouvait les alimenter avec des panneaux solaires qui produisent de l'électricité “verte”, en nous montrant une photo d'une belle maison avec un petit panneau solaire derrière. La, j'ai failli tomber de ma chaise, car on n'avait encore jamais vu un niveau de désinformation pareil, une absurdité aussi monumentale, car pour produire ces 50 % restants, si on se base sur une consommation moyenne de 6 Kw (un abonnement sans chauffage électrique), il faudrait que chaque maison possède 140 mètres de panneaux solaires pour un coût de 89 628 ? (c'est bon pour le porte-monnaie de celui qui les vend). Dans le chapitre “c'est bon pour la planète, il convient d'ajouter que les panneaux solaires, on sait pas quoi en faire quand ils arrivent en fin de vie, car ils contiennent plein de silicium et autres métaux lourds très polluants. Le TF1 reportage d'hier soir s'arrête là. Pour de l'info qu'on diffuse à 20h à tous les français, c'est grave. La production d'électricité, je connais très bien, j'ai donc repéré tout suite l'arnaque à l'info. Mais pour le reste, ce que je ne connais pas bien, je suis persuadé qu'on nous raconte les mêmes conneries, alors maintenant je ne crois plus à grand chose. C'est vraiment dommage pour les gamins car eux ils ont tout à apprendre et il gobent facilement. Ne croyez surtout pas que je suis contre les économies d'énergies, je suis à 100% pour, quand elles sont réalistes, mais ça me fou en rogne d'entendre des conneries pareilles. Pour continuer dans l'intox, connaissez vous Biville sur mer en Seine Maritime ? C'est un petit village du littoral près de Dieppe, ou 6 éoliennes sont récemment sorties de terre. 6 machines dernière génération qui occupent 4 km de notre littoral normand et dont les pales culminent à 85 m de hauteur. Chaque éolienne à une puissance maxi de 2 mégawatt… quand le vent souffle bien. Ca n'est pas grand chose comparé au 2600 mégawatt qui sortent en permanence de la centrale nucléaire voisine, mais c'est toujours ça, surtout quand il fait très froid comme en ce moment, d'autant plus que cette année les barrages sont vides suite à la sécheresse de cet été. Dommage quand même que cette énergie renouvelable soit si chère et non maîtrisable (4 fois plus que celle de l'atome), mais c'est pas grave, EDF à obligation de le racheter(et cher). Ca reste marginal, ça ne ce voit pas trop sur la facture des clients.Revenons à nos 6 éoliennes, depuis quelques jours il n'y a qu'une seule éolienne qui tourne, les 5 autres seraient elles privées de vent ?Que nenni, du vent il n'y en a pas depuis plusieurs jours, ce qui est généralement le cas quand il fait très froid, ou très chaud. C'est la nature, l'homme ne lui dicte pas encore sa loi.Mais alors, s'il n'y a pas de vent comment expliquer qu'une des éoliennes tourne ? La réponse est très simple. On veut nous faire croire à fond aux énergies renouvelables, alors on n'hésite pas à tricher pour en cacher le mauvais coté. Ben oui, ça ferait pas bien pour les habitants de la région qui n'ont pas encore accepté ça dans leur paysage, de voir toutes les éoliennes à l'arrêt alors qu' il fait - 4 degrés dehors. Alors, tout simplement, on en fait tourner une en moteur (oui c'est possible, en lui donnant du courant). Ca consomme un peu d'électricité, mais ça fait croire que ça produit de l'énergie. Il est temps d'arrêter de nous rabâcher tous les soir à la météo “c'est bon pour la planète”, parce que là, on sait plus trop ou est le bien et le mal, et on va finir par penser que ceux qui donnent des conseils sont les plus dégueulasses.Ne croyez surtout pas que je suis contre les énergies renouvelables.. Au contraire, si elles pouvaient remplacer nos centrales nucléaire, au charbon ou au fioul, j'en serais ravi. Mais malheureusement, de l'électricité “dite propre” sans fumées, sans CO2, sans atomes, disponible quand on en a besoin, à un prix qui ne détruise pas nos emplois et ne saborde pas notre confort, ça n'existe pas. Dans 20, 30 ou 50 ans peut être….Dans mon entourage, je ne connais personne qui lave du linge propre, ou qui met en route son lave vaisselle vide, Alors il est grand temps que les médias et certains idéaux politiques arrêtent de nous prendre pour des demeurés avec des reportages orientés, tronqués et des leçons de civisme qui ne tiennent pas la route. A si, j'allais l'oublier, j'ai même entendu il y a environ 3 semaines, Evelyne Délias nous dire après sa page météo, qu'il ne faut pas mettre trop de chauffage dans la voiture car ça consomme du carburant et “c'est pas bon pour la planète”. Evelyne, si tu avais pris des cours de mécaniques, tu saurais que le chauffage il fonctionne avec l'eau chaude produite par le moteur, et cette eau chaude il faut absolument la refroidir, dans le radiateur principal, ou celui de chauffage, sinon c'est la mort du moteur, et ça “c'est pas bon pour la planète”. Merci de faire suivre ce message à vos amis.