27.3.08

L'avenir de la neige de culture

Article extrait du site ci-dessous


http://www.e-monsite.com/la-moyenne-montagne/rubrique-1131084.html


L'enneigement artificiel requiert une quantité importante d'eau : en France 13millions de m3 d'eau ont été consommés en 2003/2004 pour fabriquer de la neige de culture, (soit l'equivalent de la consommation annuelle de la ville de Grenoble (170 000habitants)). De plus les canons à neige demandent beaucoup d'énergie, 25 000 KWh sont utilisés chaque année par hectare de piste. Ces investissements dans la neige de culture peuvent représenter jusqu'à 25% des investissements du domaine skiable.

La logique de rentabilité l'emporte donc sur la logique du developpement raisonné car les très lourds investissments que demandent les remontées mécaniques exigent des pistes fréquentées par des skieurs et donc des pistes enneigées. Mais pour fabriquer de la neige , il faut des températures négatives qui seront compromises si le réchauffement climatique s'accentue ; et les enneigeurs, gourmands en énergie et en eau devront fonctionner dans un contexte d'economie des ressources naturelles. La neige artificielle va donc devenir de plus en plus chère à cause du réchauffement climatique (coût de l'eau et de l'énergie).

Ce sujet fait polémique chez les écologistes , au cause de la forte consommation d'energie mais surtout de l'eau , qui se fait de plus en plus rare. C'est pourquoi les canons a neige sont devenus l'une des cibles des associations environnementales. Les canons à neige consomment deux à trois fois plus d'eau à l'hectare que le maîs, l'eau avalée chaque année par les enneigeurs représente la consommation d'une ville de 170 000 habitants. Les écologistes évoquent aussi des risques pour la santé humaine : l'ajout (dans certains cas) d'un additif destiné à accélérer la formation de gel favoriserait la prolifération de bactéries et polluerait les sols. " Au départ, l'enneigement artificiel était utilisé pour les zones à risque, en bas des stations ou aux croisements des pistes. Aujourd'hui on trouve des canons à neige à 3000 mètres d'altitude , c'est devenu le pansement ultime." affirme Alexandre Mignotte , de l'ONG transalpine Commission internationale pour la protection des Alpes.